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mes livres

Du 10 au 14 février 2022 : le voisin de palier est gratuit en kindle !

Publié le par Lara Lee Lou Ka

Du 10 au 14 février 2022 : le voisin de palier est gratuit en kindle !

4e de couverture :

Quand Axel et Sonny se rencontrent sur le palier, ça fait des étincelles ! Tous deux la cinquantaine, ils ont déjà vécu.

Nouvellement nommé en province, le policier va-t-il réussir à apprivoiser sa voisine bougonne et marquée par la vie ?


Vous le découvrirez en lisant cette jolie romance pleine d'humour et de sensibilité. 

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Les maladresses de la fée Malagauche ( suite des aventures de la fée Paillette)

Publié le par Lara Lee Lou Ka

Les maladresses de la fée Malagauche ( suite des aventures de la fée Paillette)

Depuis le temps que mes petits (et grands) lecteurs me réclamaient une suite des aventures de la fée Paillette, j'ai enfin écouté ce que me murmurait à l'oreille Dame Nature et j'ai pu transcrire sur papier les péripéties de la meilleure amie de ma petite fée : Malagauche. 

Ce livre, tout comme le précédent, est illustré par Lucie alias Le Monde de Lam Illustration, la seule qui sait dessiner ce que j'ai dans ma tête... et chaque dessin est un enchantement !

Et, à l'instar de Laetitia Arnould pour Paillette, Nathalie Brunal, auteur de feel good extra de mes amies, m'a fait l'honneur d'ajouter sa touche plumesque à l'aventure en me concoctant une adorable préface. 

Je vous invite donc à partir à l'aventure avec Paillette et Malagauche...

 

4E DE COUVERTURE:

Tout lecteur connaissant Paillette ne peut que vouloir découvrir un peu plus sa meilleure amie, Malagauche.

Mais si, vous la connaissez !

C’est elle qui fait de grosses bêtises dans les aventures de la fée Paillette !

Moi, Dame Nature, je puis vous dire que cette enfant maladroite a une âme sensible et généreuse et tout le monde ne peut que l’aimer.

Ouvrez ce manuscrit, je vais vous raconter les nouvelles péripéties de mes petites fées préférées : Paillette et Malagauche. Venez vivre leurs aventures au sein de la Forêt Enchantée !

La version papier sera bientôt disponible...

Et si vous souhaitez découvrir la page Facebook du Monde de Lam Illustration CLIQUER ICI

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Le voisin de palier : histoire de sa couverture

Publié le par Lara Lee Lou Ka

Le voisin de palier : histoire de sa couverture

Mon dernier opus, le voisin de palier, est paru en kindle sur Ama­zon il y a quelques jours. Pour la première fois, je fais une incur­sion dans la cour des grands puisque cet opus est une romance éro­tique à tendance feel good, selon mes bêtas.

 

Alors oui, ce n’est pas de la jeunesse et seuls les adultes pourront la lire. Je n’oublie pas mon jeune lectorat et j’ai encore plein d’aventures à leur conter.

 

Certains de mes lecteurs m’ont demandé comment j’avais choisi ma couverture…

Je ne l'ai pas choisie car je n’ai pas eu de choix à faire entre plusieurs dessins, je sais seulement ce que je veux.

Ensuite, j’envoie la description à Lucie du Monde de Lam Illustra­tion et elle dessine l’illustration qui ornera ma couverture.

 

Prenons par exemple, le voisin de palier.

Voici la description sur laquelle Lucie a travaillé :

La porte ouverte de chez Sonny donne en angle droit (mais sur la gauche de l’appartement de Sonny quand on ouvre) chez son nou­veau voisin. Si besoin je te ferais une photo pour te situer la porte...

Cette porte est aussi ouverte sur un appartement lumineux où s’en­tassent des cartons de déménagement.

On ne voit ni Sonny, ni Axel, juste un bras musclé qui dépasse d’un tas de cartons de déménagement qu’Axel porte à bout de bras (lire le début) qui apparaît dans le cadre de la porte d’entrée de Sonny.

Axel est dans le couloir éclairé et Sonny sur le pas de sa porte… de dos plus dans la pénombre.

S’inspirer du début de l’histoire…

 

Et voici les différentes étapes envoyées par Lucie tout au long de la création de l’illustration.

La toute première esquisse.

Lucie dessine la mise en situation pour voir si elle a bien intégrer ma description. En général, elle y arrive du premier coup. Quelques fois elle m’en envoie plusieurs, ou de simples esquisses pour les personnages…

je lui donne mon choix et elle me renvoie l’esquisse pour confirmation. Elle va travailler sur celle-ci.

3e envoie : le dessin se précise. Je dis à Lucie que la manche du voisin est trop longue et qu’il faudrait que son tatouage apparaisse.

 

L’encrage est terminé. Lucie a raccourci la manche du t-shirt d'Axel. 

 

 

Lucie commence les ombrages. Elle a rajouté le tatouage sur le bras du voisin. 

 

Et voici la couverture terminée.

Je vous invite à découvrir le travail de Lucie sur sa page facebook " le Monde de Lam Illustration"

FACEBOOK LE MONDE DE LAM ILLUSTRATION

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VORGS ! Mon premier post apo est paru sur amazon !

Publié le par Lara Lee Lou Ka

VORGS ! Mon premier post apo est paru sur amazon !

4e de Couverture

 

 

Une caravane regroupant des rescapés d’un Grand Cataclysme se met en route sous le soleil du désert, soulevant la poussière jaune qui se colle sur les vêtements de Kassalia. La grande femme aux courts cheveux bruns regarde avec fierté ses compagnons qui l’ont élue capitaine de ce convoi. Épaulée par ses deux meilleurs amis, Looper et Hooleevenn, elle leur a promis de les emmener vers une terre hospitalière où ils pourront tout reconstruire.

 

Mais il leur faudra du temps et du courage. Du temps car personne ne sait si cet endroit existe. Du courage car les pillards de la route seront le cadet de leurs soucis. Pourvu qu’ils ne tombent pas sur les Vorgs !

 

 

Et si tout ceci n’était qu’un jeu ?

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Extrait de la sylvestrine de Timmin, 3e et dernier tome des enfants de Sheendara ( paru le 07/06/2020)

Publié le par Lara Lee Lou Ka

Extrait de la sylvestrine de Timmin, 3e et dernier tome des enfants de Sheendara ( paru le 07/06/2020)

Je vous propose de vous faire découvrir le passage du livre qui a inspiré le Monde de Lam Illustration pour la couverture...

 

../..

 

La passerelle de verdure disparut comme par enchantement dès que le dernier des voyageurs posa le pied sur ce nouveau sol mar­cheur. Intrigués par le paysage qui leur faisait face, les cinq com­pagnons s’avancèrent avec précaution.

 

On dirait les Farwfz, murmura Merlin en s’adressant à son frère.

 

Pas la même odeur, grogna ce dernier pour toute réponse.

 

Les trois autres se taisaient, car ils n’avaient pas connu la traversée des marais puants en Wandinar. Lové sur l’épaule de son maître, Noum ronronnait tranquillement. Le lieu ne devait pas être hostile pour que le mystifi restât aussi détendu.

 

Pourvu qu’il n’y ait pas de créature malfaisante comme celle qui a failli bouffer Aïkis, ajouta encore Merlin plongé dans ses souvenirs.

 

C’est étrange, marmonna Titan, d’habitude, les endroits comme celui-ci puent la crotte de troll !

 

As-tu déjà traversé des eaux putrides ? se moqua le garçon aux yeux sans âge. As-tu glissé sur un rocher où grouillait une mousse visqueuse pour te retrouver les quatre fers en l’air et le cul dans les eaux saumâtres et aux fragrances douteuses ?

 

Ben, non, avoua piteusement le simpalagron.

 

Alors comment sais-tu que ça devrait sentir la crotte de troll ? le questionna mielleusement le Grand Mage.

 

C’est ce qui se dit, grinça Titan de sa voix haut perchée.

 

Alana dessinée par le Monde de Lam Illustration ( dans la version papier des enfants de Sheendara exclusivement).

 

Campé sur ses deux jambes écartées, Hank avait posé ses poings sur ses hanches et observait les marais d’un air pensif.

 

Bien que j’ai beaucoup voyagé, dit-il, je n’ai jamais traversé de marécage. Il me semble tout de même que celui-ci est étrange car il flotte une odeur de vanille agrémentée d’un soupçon de can­nelle.

 

C’est quoi la cannelle ? demanda Titan qui ne connaissait pas cette épice inconnue sur Sheendara.

 

Moi, ça me fait penser aux galettes de bazin de ta mère, renché­rit Alana en prenant la main de Tim’inn.

 

Le rouquin la regarda tendrement. Lui aussi se remémorait les bons petits plats de Kelnyann.

 

En tout cas, ajouta Merlin, un brin espiègle, il est certain que ça ne sent pas le roussi comme dans la cuisine d’Oryann !

 

C’est une guerrière, rétorqua Alana en haussant les épaules, pas une femme au foyer !

 

Se penchant au-dessus des eaux troubles, Hank remarqua qu’elles étaient d’un bleu profond, mais que rien ne transparaissait au tra­vers. Nul ne pouvait en connaître la profondeur. Il grimaça.

 

Titan dessiné par le Monde de Lam Illustration ( dans la version papier des enfants de Sheendara exclusivement).

 

J’ai aucune envie de poser le pied là-dedans, grommela-t-il, même si ça sent plutôt bon. J’ai l’impression qu’il va nous falloir traverser cette fichue tourbière au parfum pâtissier au petit bon­heur la chance.

 

Peut-être existe-t-il un gué ? suggéra Alana en regardant autour d’elle.

 

Peine perdue. Ils se rendirent vite à l’évidence que la tonnelle de verdure les avait conduits sur une île entourée d’eau et de rochers à l’aspect étrange. Quelle direction prendre ? L’étoile de Golep était absente dans le ciel de ce territoire secret. Les Sentilles étaient un lieu si protégé que même l’astre-guide n’y pénétrait pas ! Com­ment allaient-ils trouver leur chemin ?

 

Un peu de ban’amanol pour solidifier…

Un brin de vla’spacala pour épicer…

Beaucoup de suc de mialkos pour le goût sucré…

Et la marmite de fitthuur est bonne à consommer…

 

Légère et agréablement modulée, une voix claire chantonnait une mélopée comme si elle récitait une recette de cuisine. Était-ce la fameuse Es’piqela ? Évidemment…N’était-elle pas la seule per­sonne habitant ce refuge ?

 

De la graille ! s’exclama Titan avec candeur. Moi j’y vais !

 

Sans attendre l’aval de ses amis, le simpalagron s’engagea preste­ment sur les rochers. Il réussit à faire quelques mètres avant de se retrouver dans un équilibre précaire sur un petit rocher, cherchant désespérément un nouvel appui pour continuer son épopée. Ses sa­bots patinèrent, il réussit tant bien que mal à tanguer sur la grosse pierre avant de basculer dans les eaux épaisses couleur curaçao.

 

Titan ! hurla Alana en voyant son compagnon à quatre pattes disparaître sous la surface.

 

Le simpalagron réapparut quelques instants plus tard, une algue violette entre ses deux oreilles. Visiblement assis sur son posté­rieur, il avait de l’eau jusqu’au milieu du ventre. Des gouttelettes liquoreuses roulaient sur la robe grise de son corps chevalin tandis qu’il se passait sa longue langue râpeuse sur les babines avec un air réjoui.

 

C’est trop bon, les gars ! clama-t-il à la cantonade.

 

Cesse de te lécher, intervint Hank, c’est peut être empoisonné !

 

Mais non, répliqua Merlin. Si les Sentilles sont le refuge d’une amie de Dame Nature, elle ne peut avoir distillé du poison autour de chez elle !

 

Pour sa protection, insista le forban.

 

Vu que l’entrée est inconnue des Farlanes, rétorqua le garçon, je ne vois pas à quoi ça lui servirait !

 

Regardez Noum ! s’exclama Tim’inn en désignant son compa­gnon à poil court qui se léchait la patte après l’avoir trempée dans le liquide bleuté. C’est comestible !

 

Merlin dessiné par le Monde de Lam Illustration ( dans la version papier des enfants de Sheendara exclusivement).

 

Quelle belle voix ! murmura Hank en tendant l’oreille.

 

Récolter, éplucher, couper en morceaux…

Tous les fruits à la chair succulente…

Broyer, écraser, filtrer, mettre en pots…

Voilà de la fitthuur anti-malfaisants…

 

Vous pouvez marcher dans l’eau, intervint Titan qui regardait ses amis poser délicatement leurs pieds sur les rochers à la texture de pâte à gâteau. Elle est agréablement chauffée mais pas trop et sirupeuse à souhait !

 

Comme pour illustrer ses paroles, il plongea sa langue dans les eaux saphir qui l’entouraient.

 

Il va me faire gerber, grogna Merlin sur un air dégoûté. Il lape le liquide où il se trempe les fesses !

 

Un éclat de rire général secoua les voyageurs. D’un commun ac­cord, ils décidèrent de traverser les Sentilles sans prendre davan­tage de précaution. Ils posèrent leurs pieds dans les flaques bleu­tées à l’aspect visqueux et poisseux. Ils longèrent des futaies de ré­glisse et de sucre roux. Ils enjambèrent des troncs d’arbres qui ressemblaient à de grosses madeleines moelleuses. L’air qui les entourait était si sucré et si appétissant que leurs estomacs grouillaient de faim. N’y tenant plus, Tim’inn s’offrit une branche d’un buisson qui semblait sculpté dans du sucre rose. Ce fut le dé­part d’une orgie de confiseries à laquelle même l’ancien marin se laissa prendre.

 

Mangez-en tant que vous pourrez…

Assez pour en suer, pour en transpirer…

Et jamais les monstres de Crisxal…

Ne vous feront le moindre mal…

Venez chercher de la fitthuur…

La plus efficace de toutes les armures…

 

Combien de temps passèrent-ils dans cet endroit où la gourman­dise le disputait à la gloutonnerie ? Attirés par la voix qui continuait de chantonner, ils avançaient malgré eux à travers ce paradis sucré. Lorsqu’ils atteignirent les berges fermes qui sen­taient le pain d’épice, ils découvrirent une elfe aux longs cheveux blancs qui les regardait en souriant. Elle semblait sans âge car au­cune ride ne venait abîmer son beau visage lisse. Ses yeux en amande étaient aussi noirs que la nuit et sa silhouette aussi longi­ligne qu’une jeune fille. À ses côtés, des braises rougeoyaient dans un cercle de pierre sur lequel était posée une énorme marmite. Es’piqela, car c’était bien elle comme elle le leur confirma, s’em­para de la cuillère en bois qui trônait sur les bords du faitout et mélangea son contenu odorant.

 

Touille…mouille…grouille…

Mijotons…mijotons…

Et la mixture deviendra potion…

 

On peut goûter ? s’enquit innocemment le simpalagron en reni­flant ostensiblement le délicat fumet que dégageait la marmite.

 

Titan ! s’exclama Hank avec colère.

 

Ben quoi, répondit ce dernier piteusement, j’ai encore faim, moi !

 

Les sucreries, c’est pas nourrissant, renchérit Merlin en tapant ses pieds contre un arbre pour ôter la boue rose qui était collée dessus.

 

Je suis également affamé, renchérit Tim’inn. Un peu de pain, de viande ou de fruit serait bienvenu dans mon estomac !

 

Des fruits et des légumes également, appuya Alana avec un grand sourire charmeur qu’elle adressa à l’elfe.

 

D’un geste de la main, Es’piqela fit apparaître une couverture sur laquelle étaient disposés tous les plats que souhaitaient manger ses in­vités. Un cuissot de viande rôtie trônait au milieu d’un grand plat, des légumes violets et orange formaient une pyramide sur un autre tandis que des fruits juteux de plusieurs coloris s’entassaient dans un saladier. Des gâteaux et tartes diverses complétaient le re­pas offert de bon cœur par l’amie de Dame Nature.

 

La sylvestrine de Timmin par Lara Lee Lou Ka, 3e tome des enfants de Sheendara, publié en kindle sur Amazon depuis le 7 juin 2020. La version papier est à venir.

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Extrait du bâton de Merlin, 2e opus des enfants de Sheendara

Publié le par Lara Lee Lou Ka

Extrait du bâton de Merlin, 2e opus des enfants de Sheendara
Extrait du bâton de Merlin, 2e opus des enfants de Sheendara
Extrait du bâton de Merlin, 2e opus des enfants de Sheendara
Extrait du bâton de Merlin, 2e opus des enfants de Sheendara
Extrait du bâton de Merlin, 2e opus des enfants de Sheendara

Ils arrivèrent dans le village du Père Noël sous une pluie floconneuse. Tourbillonnant gracieusement sur le toit de jolies maisonnettes, la neige donnait un air féerique à la plus charmante cité que les voyageurs eussent jamais traversée. Regroupées autour d’un haut sapin décoré de boules et de guirlandes, une vingtaine de chaumines formaient un cercle parfait. Elles avaient toutes des volets et des portes peints en rouge et des fleurs de froid poussaient sur le pas de leur porte. Les corolles blanches et or des plantes jaillissaient ça et là du sol glacé pour ravir le regard des passants.

Toutes les fenêtres étaient illuminées, ainsi que les ruelles qui serpentaient autour des maisons. Des lampadaires éclairaient les rues pavées et des bancs étaient disséminés, ici ou là. Une douce et joyeuse musique s’égrenait dans l’atmosphère et une bonne odeur de vin chaud et de pain d’épices chatouilla les narines des deux garçons qui en salivèrent d’avance. Leur hôte gara son traîneau le long d’une chaumière imposante qui se trouvait un peu à l’écart du village.

C’est à cette heure-ci que tu rentres, chenapan ! s’exclama une voix mélodieuse en riant.

Illustration de couverture :Le Monde de Lam Illustration


Une petite bonne femme rondelette aux joues aussi rondes que celles de Noël et aux yeux malicieux se tenait sur le seuil de la maison, les mains sur ses hanches grassouillettes. Quand il arriva à sa hauteur, elle le serra vivement dans ses bras et lui plaqua un bon gros baiser sur les lèvres. Elle avait les cheveux roux et des taches de son sur son petit nez retroussé. Hank la trouva fort avenante pour une femme qui ne devait pas être loin de la vieillesse. Vêtue d’une robe rouge et d’un tablier blanc, elle portait de délicates bottines de vair aussi immaculées que les flocons qui voltigeaient autour de son visage en accrochant follement des gouttes glacées dans ses boucles de flammes.

Je vous présente mon épouse, dit le Père Noël avec un sourire satisfait. Je t’ai ramené des invités pour le repas de ce soir, ajouta-t-il à l’intention de la petite femme, ils ont hâte de découvrir tes talents culinaires !

Mes hommages, Madame Noël, murmura galamment le forban en s’inclinant pour déposer un chaste baiser sur la petite main potelée de son hôtesse. Votre mari avait omis de préciser combien votre tournure était un régal pour les yeux !

Rosissant de plaisir sous le compliment, elle les invita à entrer dans son humble demeure afin de déguster quelques gâteaux qu’elle venait de sortir du four.

Je voudrais leur faire visiter les ateliers avant le dîner, précisa le Père Noël. Buvons le verre de l’amitié et de la chaleur du foyer retrouvé avant d’aller rendre visite à mes lutins !

Les voyageurs entrèrent dans une grande salle où trônait une immense cheminée. Un feu aux flammes vives brûlait dans l’âtre. Le crépitement du bois et la douce fragrance sylvestre qu’il dégageait donnaient à la pièce une ambiance de bien-être. La salle de séjour était à l’image même de ses occupants : chaleureuse et agréable. De gros fauteuils rembourrés se serraient sur un côté de la cheminée alors qu’une longue table, entourée de bancs et de tabourets, occupait l’autre partie de la pièce. Un épais et moelleux tapis était étalé devant la cheminée, invite suprême à s’allonger pour dormir à la chaleur du feu qui grésillait.

La Mère Noël leur servit du chocolat chaud dans des timbales dorées et des petits gâteaux en forme de bonhomme qui sentait bon les épices. Se délectant des saveurs inconnues, Alana dégusta doucement la petite pâtisserie en sirotant l’épais breuvage. Affamés, les garçons dévorèrent le plateau entier de friandises et burent trois tasses de chocolat chaud chacun. L’adolescence les affamait constamment et ils restaient aussi maigres que des animaux faméliques !

Prévoyante, leur hôtesse rapporta une deuxième tournée de pains d’épices en prenant soin de servir en premier Hank et son mari qui n’avaient pas eu le temps d’en avaler un seul à cause de la gloutonnerie des deux frères. Titan et Bisbi n’avaient pas été oubliés par la femme du Père Noël et eurent leur ration de gourmandises. Repus, les visiteurs se seraient bien assoupis devant l’agréable chaleur que dégageait l’âtre, mais le gros homme avait des amis à leur présenter !

Allons, mes enfants, les pressa-t-il gentiment. Laissons ma tendre moitié préparer le dîner pendant que je vous fais visiter mes ateliers. Chaque lutin ou elfe nain qui vit dans ce village a une tâche bien précise chaque nuit. En ce moment, ils préparent la tournée que je dois effectuer demain dans la soirée. Le monde où je vais distribuer les jouets s’appelle Terre.

Quel drôle de nom pour un monde, bougonna Titan qui traînait la patte. Pourquoi donner le nom du sol ou de l’humus qui le compose ? Ce n’est pas un nom, ça ! Terre ! Et pourquoi pas Air ? Ou Eau ? Ou Arbre ? Ou…

 

Titan : illustration en noir et blanc par Le Monde de Lam Illustration

(dans la version papier exclusivement)


 

La Terre est un monde peuplé d’humains, précisa le Père Noël en coupant la parole au simpalagron qui continua de délirer avec Bisbi sur les possibles noms idiots que les habitants de ce monde auraient pu lui donner. Les hommes vivent dans une paix relative, tout au moins tant qu’un conflit n’éclate pas entre deux factions pour un morceau de terrain.

Les Dieux peuvent-ils agir dans ce monde-là ? l’interrogea Alana.

Probablement, admit le gros homme vêtu de rouge, mais je crains que les Farlanes infiltrent régulièrement l’esprit de certains dirigeants pour déclencher des guerres ou des querelles politiques ! Les hommes ne sont pas toujours à l’écoute des Dieux. Il faut également souligner qu’ils ont des croyances tellement diverses qu’ils ne s’adressent pas aux divinités d’une seule voix. Ils n’ont jamais pu admettre que les Dieux étaient universels. Bien qu’on les appelle d’une manière ou d’une autre, ce sont toujours les mêmes. Mais les fils de Dame Nature sont assez intelligents pour répondre à toutes les dénominations dont on peut les affubler !

Alana : illustration en noir et blanc par Le Monde de Lam Illustration (dans la version papier exclusivement)

 

Tout en devisant, ils arrivèrent devant une jolie cabane de bardeaux peinte en rouge et vert. Le Père Noël toqua une seule fois sur le battant de la porte et l’ouvrit en habitué des lieux. Une créature plus petite que le plus minuscule des nains d’Eldora était occupée à fabriquer un œuf énorme où dormait une petite bestiole qui semblait vivante. Habillé entièrement de vert, le lutin avait un nez et des oreilles pointues. Son sourire était franc et amical. Il salua chaleureusement les visiteurs en secouant gracieusement sa tête recouverte d’un bonnet muni de grelots qui tintèrent.

Voici Finn, dit le Père Noël, il est si habile de ses mains pour réaliser un animal qui n’en est pas vraiment un que je lui ai confié ce travail. Chaque ouvrier s’occupe de plusieurs demandes…

Quelles demandes ? le questionna Alana qui écoutait d’un air intéressé les explications de son hôte d’un soir.

Tous les enfants de tous les mondes m’écrivent pour me dire ce qu’ils souhaitent comme présents, développa celui-ci. Par exemple, en ce qui concerne Finn, il doit traiter la lettre de Baptiste, un jeune garçonnet de huit ans qui aimerait recevoir un œuf de dinosaure grandeur nature. Comme cet enfant a une jauge d’obéissance et de gentillesse supérieure à la moyenne, son cadeau sera encore plus beau que ce qu’il a demandé. L’œuf contiendra un bébé dinosaure qui sortira de la coquille quelques heures après avoir été livré. Baptiste pourra ainsi jouer avec un faux dinosaure animé par un procédé magique que je ne peux vous expliquer.

C’est quoi un disaunore ? l’interrogea Titan en écorchant involontairement le mot qu’il ne connaissait pas.

C’est un animal qui existait sur Terre il y a des milliers d’années terrestres, lui répondit patiemment le Père Noël. Ils ont tous disparu mais les enfants terriens ont toujours une grande fascination pour ces grosses bêtes. J’ai reçu des dizaines de milliers de demandes pour les dinosaures et toutes les bestioles qui vivaient à la même époque !

Timmin : illustration en noir et blanc par Le Monde de Lam Illustration

(dans la version papier exclusivement)


 

Un grand fracas vint interrompre les explications. Armés de sabres-laser, les deux frères s’étaient lancés dans un combat qui n’avait rien de fraternel. Leurs hormones devaient littéralement bouillir pour qu’ils se comportent ainsi. Le simili laser rouge rencontra le bleu dans un bruit extraordinaire qui se répercuta dans tout l’atelier.

Appuyant par mégarde sur un bouton situé sur le manche de son sabre-laser, Merlin entendit une voix venir de l’arme : « Luke, je suis ton Père ! ». Terrifié par cette magie inconnue, il lâcha le jouet qui s’écrasa sur le sol en plusieurs morceaux. Timmin éclata de rire mais il s’étrangla presque en entendant son arme dire d’une voix caverneuse «La Force est avec toi ! » et son jouet vint également se briser à ses pieds.

Merlin : illustration en noir et blanc par Le Monde de Lam Illustration

(dans la version papier exclusivement)

Perplexes, les adolescents touchèrent les restes fracassés du bout des doigts. Furieux, Hank s’apprêtait à les traiter de tous les noms d’oiseaux qu’il connaissait mais il fut pris de vitesse par le lutin en colère. Grimpant sur des échasses de bois sculpté pour se mettre à la hauteur des garçons, Finn se saisit des deux frères par les oreilles en les houspillant de sa petite voix fluette. Ils venaient de réduire à néant tout le travail de sa nuit !

Vexé, Finn demanda au Père Noël de lui laisser les deux adolescents pour qu’ils l’aident à réparer les dégâts qu’ils avaient commis. Hank approuva. Aucune punition ne serait mieux que de mettre la main à la pâte pour rafistoler les dommages qu’ils avaient causés par leur inconscience.

Je te les laisse jusqu’à l’heure du repas, grogna le Père Noël. Nous allons continuer la visite sans eux. Ce sera moins dangereux pour les autres ateliers !

 

Extrait du bâton de Merlin de Lara Lee Lou Ka

le kindle est disponible sur Amazon et prochainement le livre papier aussi.

 

 

 

 

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les deux ans du blog ça se fête !

Publié le par Lara Lee Lou Ka

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Pour fêter les deux années du blog, je vous offre durant 5 jours mes kindles sur Amazon.

Les liens ci dessous vous emporteront vers les terres de mon imaginaire

La gratuité sera effective du 27 au 31 mars 2019...

Qu'on se le dise !

N'hésitez pas à partager la bonne nouvelle !

J'ai choisi les Acus Vacuum pour illustrer musicalement cet article car non seulement je les ai croisé à plus d'une fête médiévale mais leur musique m'inspire régulièrement certaines scènes de mes livres... Un groupe à découvrir !

les découvrir ici

découvrez aussi tout le talent du Monde de Lam Illustration qui réalise toutes les couvertures et dessins intérieurs de mes livres ici

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extrait de mon dernier livre : une nouvelle entière de mon recueil paru le 11 mai dernier

Publié le par Lara Lee Lou Ka

extrait de mon dernier livre : une nouvelle entière de mon recueil paru le 11 mai dernier

Voici une des 31 nouvelles de ce recueil :

 

Au fond du jardin

 

Encore ce grincement...Elysha se leva d’un bond de son lit. Toute envie de dormir avait disparu. Un énorme craquement suivi d’un autre bruit tout aussi sinistre déchira le silence de la nuit. Des lumières vives jaillirent brusquement aveuglant la jeune femme qui était en train de nouer ses longs cheveux bruns avec un élastique trouvé sur sa table de chevet. Elysha sentait la colère lui monter au nez. Depuis qu’elle avait rompu avec Rick, son petit ami, des choses étranges arrivaient en pleine nuit. Elle soupçonnait son ex d’être à l’origine du canular. Pour se venger d’avoir été largué, cet idiot était capable des pires bêtises comme des plus romantiques. Entre lui crever les pneus de sa voiture et repeindre en bleu tous ses nains de jardin, il lui déposait également une gerbe de lys, ses fleurs préférées, chaque nuit depuis leur séparation.

L’effroyable grincement recommença. Elysha serra les poings. Heureusement que ses plus proches voisins étaient assez loin pour ne pas entendre ce capharnaüm ! Les lumières vives disparurent aussi rapidement qu’elles étaient apparues et le silence retomba sur ce coin de campagne. Frissonnant, la jeune femme enfila un déshabillé de satin vert qui soulignait tant le jade de ses yeux que sa silhouette aux longues jambes parfaites. Elle sortit de la maison et s’installa sur le perron. La nuit était douce et l’absence de la lune faisait régner une pénombre épaisse. Elysha but une infusion de valériane, confortablement installée sur la balancelle que lui avait offerte son père pour son dernier anniversaire. Les yeux papillotants de sommeil, elle retourna se coucher en espérant que les bizarreries de la nuit étaient terminées.

Au petit matin, la jeune femme découvrit avec colère que son magnifique potager, qu’elle entretenait avec amour, avait été saccagé. Tous les légumes avaient été arrachés de terre. Mais le plus étonnant, elle le découvrit en s’approchant du lieu du délit : un gros trou avait été creusé en plein milieu de son potager. Le côté étrange de la chose était qu’il n’y avait aucun monticule de terre à côté de l’excavation, comme si l’indélicat farceur avait poussé la plaisanterie jusqu’à remporter la terre avec lui.

« Rick a dû embobiner ses potes pour qu’ils lui prêtent main-forte dans sa vengeance » songea la jeune femme en soupirant. Se saisissant d’une pelle et d’une brouette, elle passa plusieurs heures à reboucher la cavité. Elle y versa tout le sable et le gravier qu’elle avait fait livrer peu de temps auparavant pour réaliser une belle allée. Elle trouva étrange que ce trou, peu profond en apparence, engloutisse tout ce qu’elle projetait à l’intérieur. Elle termina le travail par quelques centimètres de terre grasse afin de pouvoir faire à nouveau pousser des légumes à cet endroit.

A la fin de la journée, fourbue d’avoir pelleté et charrié autant de terre et de cailloux, la jeune femme fulminait contre son ex. Il allait lui payer cette forfanterie !

Harassée par le terrassement imprévu, Elysha se coucha tôt et s’endormit rapidement malgré son corps endolori.

Il était deux heures du matin quand la jeune femme fut réveillée en sursaut par le même grincement que la nuit précédente. Sur le coup, elle pensa avoir rêvé, influencée par sa journée difficile de la veille. Mais le bruit reprit avec plus de force. Quand les lumières vives éblouirent le jardin de mille feux, passant même à travers les rideaux occultant de la chambre de la jeune femme, celle-ci sut qu’elle ne rêvait pas. Elle se leva calmement. Pas question que cet idiot réussisse à lui faire peur avec ses blagues de collégien. Soulevant les lourds pans de tissus sombres, elle jeta un coup d’œil par la fenêtre et, malgré les lumières éblouissantes, elle crut voir que son beau jardin était devenu aussi aride qu’un sol lunaire avec de multiples cratères ici et là. La jeune femme se morigéna «  reste calme, ma fille, se dit-elle, ce n’est rien qu’une blague. Ton jardin n’est pas devenu un désert lunaire et tu ne vois pas de cosmonaute passer devant ta fenêtre... »

Un cosmonaute ?

Interloquée plus qu’apeurée, Elysha se rua au-dehors. A peine eut-elle franchi le seuil de la porte d’entrée que les lumières vives disparurent et la pénombre envahit à nouveau le terrain. Allumant la lanterne du porche, la jeune femme maugréa car la nuit était trop noire pour voir quoi que ce soit.

Mais aux petites lueurs du matin, elle trépigna de rage : au fond de son jardin, le trou était à nouveau béant, encore plus large et plus profond que la veille. Elle envoya un SMS à son ex qui, surpris du langage vulgaire employée par la jeune femme, lui téléphona dans l’instant.

Elysha, gémit-il, je te jure sur ce que j’ai de plus cher que je n’y suis pour rien !

Excédée, cette dernière lui raccrocha au nez sans dire un seul mot.

De nouveau, elle combla le trou avec tout ce qu’elle put trouver aux alentours : pierres, glaise, terre, sable...

Le manège durait depuis une semaine. Chaque nuit, des bruits étranges accompagnés d’une vive lumière réveillaient Elysha. Chaque matin elle découvrait un trou encore plus grand au fond de son jardin.

Ce soir-là, la jeune femme se coucha un sourire aux lèvres. Rick et ses potes allaient en baver pour creuser le trou, car elle avait demandé à son père d’y couler du ciment.

Mais l’étrange cavité réapparut quand même. Encore plus large et plus profonde que la précédente. Au bout de quinze jours, le trou était devenu un précipice au bord duquel la maison d’Elysha semblait prête à s’effondrer. Inquiet, le père de la jeune femme lui avait enjoint de venir vivre auprès de lui, le temps que cesse cette plaisanterie. Le shériff du comté s’en était mêlé et surveillait étroitement Rick et ses copains.

Cette nuit-là fut calme et sereine. Aucun bruit étrange ni aucune lumière vive ne vinrent réveiller la jeune femme. Elysha se leva de bonne humeur et sortit avec précipitation. Elle n’eut pas le temps de se rendre compte que le ravin avait gangrené le porche de sa maison. Elle tomba comme une masse dans ce qui avait été, au début, qu’un simple trou.

Quand le père d’Elysha arriva une heure plus tard pour déménager sa fille, il trouva la maison vide. Le précipice avait disparu et le jardin était à nouveau fleuri. Elysha seule avait disparu.


 

A cinq mille kilomètres de là, un autre trou venait de s’ouvrir au milieu d’une roseraie chez un charmant couple de retraités.


Lara Lee Lou Ka ( extrait du recueil "le goûter d'anniversaire et autres récits peu ordinaires")

texte faisant l'objet d'un dépôt : il est formellement interdit de le recopier, même partiellement sans l'autorisation de l'auteur.
 

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La dernière des Liomages : réédition de la version papier avec des dessins bonus signés le Monde de Lam Illustration

Publié le par Lara Lee Lou Ka

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4e de couverture :

Dans les lointaines contrées de la Sharnie vit une jeune fille prénommée Maelis. De son passé elle ne sait que peu de chose. Une rencontre avec un étrange personnage va bouleverser sa vie.Douée du don de double vue, elle va aller à la rencontre de son destin, accompagnée par celle qui deviendra son mentor, Missellemis, et son compagnon de toujours, Sauvage, son Flamboyant.

Je ne puis vous donner un avis sur un de mes livres... j'espère avoir le votre rapidement !

Les dessins de Lucie, alias le Monde de Lam Illustration, lui donnent un plus bel aspect ( et vous pouvez enfin voir le visage des protagonistes!)

la préface est signée Céline Guillaume qui m'a fait ce grand honneur de se pencher sur Maelis telle une marraine de conte de fée. 

le livre papier est déjà disponible sur lulu.com ( lien ci dessous) et sera sur Amazon dans 6 à 8 semaines... 

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Extrait de la dernière des Liomages de Lara Lee Lou Ka

Publié le par Lara Lee Lou Ka

Extrait de la dernière des Liomages de Lara Lee Lou Ka

La princesse eut la surprise de voir déboîter devant elle le colosse tatoué à la voix si pure. Vêtu d’un tabard noir, d’un pantalon ample de même teinte et de chaussures de cuir, l’homme était singulier, voire attirant. Ses tatouages qui ressemblaient à des écritures elfiques donnaient un certain charme à ce grand gaillard aux oreilles percées de clous argentés. Un collier de barbe sombre agrémentait son beau visage aux yeux bleus malicieux alors que son crâne était chauve mais joliment sculpté.

 

 Tout en le suivant, la princesse détaillait le trouvère. Son étrange instrument à corde pendait au bout d’une lanière et  tressautait sur son dos au rythme de son pas alerte.

 

Le soleil se refléta sur une des boucles d’oreille argentées du ménestrel avant que ce dernier ne s’engouffre dans un bâtiment à l’aspect repoussant. L’hostellerie des primeurs n’était plus de la première jeunesse. Eprouvant plus de curiosité que de peur, Damsara se faufila dans l’ombre du troubadour. Elle arriva sur ses talons dans la grande pièce centrale de l’auberge.

 

Si l’hostellerie des primeurs ne payait pas de mine à la vue du simple passant, l’intérieur était pimpant et une délicieuse odeur de viande grillée flottait dans l’air. L’estomac de Damsara gronda. Elle ne s’était pas sustentée depuis l’aube.

 

L’ouïe fine du troubadour entendit les grognements étouffés du ventre de la princesse. Il se retourna vers elle, un sourcil arqué et l’œil brillant d’interrogation. Ses yeux bleus pétillaient de joie. Un sourire radieux éclaira son visage.

 

-  Ainsi vous êtes deux ! s’exclama-t-il d’une belle voix grave aux accents de velours.

 

Il prit la main de Damsara et entra avec elle dans la grande pièce où étaient attablés Maelis, Gersan, Klerbusta et Missellemis. Invisible à l’œil non initié, Kirko grignotait un fruit, accroupi près de l’âtre de la grande cheminée où un morceau de viande grillait.

 

C’est à ce moment précis qu’un curieux bonhomme barbu à la silhouette replète apparut dans un nuage bleuté. Si le trouvère et la princesse eurent un visage étonné devant l’apparition de l’homme en costume bleu, Maelis lui sauta joyeusement au cou !

 

-  Balsibuk ! s’écria la jeune fille en posant un baiser sonore sur la joue de Celui qui sait.

 

D’un air bonhomme, Balsibuk accepta les congratulations de chacun. Assailli de toute part, il tonna :

 

-  Mes enfants ! Laissez le vieillard que je suis respirer… Je répondrai à toutes vos questions, mais seulement si je les trouve sensées.

 

Missellemis sourit. Tout messager des Dieux qu’il était, ce vieux gredin avait sa façon à lui de dire qu’il ne ferait que ce qui lui chante.

 

Balsibuk frappa dans ses mains et les Cordebins de Floupey qui tenaient l’hostellerie des primeurs (d’ailleurs ne tenaient-ils pas tous les endroits où se rendait Balsibuk ?) redoublèrent d’effort. Bientôt un festin fut présenté sur une longue table pourvue de bancs de même dimension.

 

Quelques minutes plus tard, le silence régnait sur la grande salle. Seuls des bruits de contentement provenant des convives planaient sur la tablée.

 

Pour connaître toute l'histoire, ouvrez le livre de Lara Lee Lou Ka...

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